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Belgique : des perquisitions dans l’entourage familial de Félix Tshisekedi sur fond de soupçons de blanchiment.

La justice belge a mené, ce mercredi 14 octobre, plusieurs perquisitions dans des résidences liées à des membres de l’entourage familial du président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi. Les opérations ont été effectuées à Bruxelles ainsi que dans plusieurs communes du Brabant flamand et du Brabant wallon, dans le cadre d’une instruction judiciaire portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, rapportent plusieurs médias.

Selon les informations relayées par la presse belge, notamment La Libre Belgique, ces interventions ont été confirmées par le parquet fédéral belge. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une instruction ouverte à la suite de plaintes déposées en juillet 2025 par plusieurs organisations non gouvernementales.

Dans un communiqué cité par les médias, le parquet fédéral indique que plusieurs perquisitions ont été réalisées simultanément dans différentes localités. Les autorités judiciaires ont toutefois choisi de ne pas communiquer davantage de détails sur les investigations en cours, invoquant notamment la nécessité de préserver le secret de l’instruction et la présomption d’innocence.

Cette opération judiciaire intervient plus d’un an après le dépôt d’une plainte en Belgique, le 8 juillet 2025, visant neuf proches du président congolais. Selon Le Monde, la démarche avait été introduite par l’avocat Bernard Maingain au nom d’organisations non gouvernementales et de représentants katangais.

Les plaignants dénonçaient des faits présumés de corruption, de détournement de fonds et de blanchiment liés notamment à l’exploitation des ressources minières en RDC, particulièrement dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Ils mettaient en cause des intérêts économiques et financiers attribués à des membres de l’entourage familial présidentiel.

Ces accusations constituent les éléments à l’origine de la démarche judiciaire des plaignants. Elles ne peuvent cependant pas être considérées comme des faits établis tant que les investigations n’ont pas permis à la justice de se prononcer sur les responsabilités éventuelles des personnes concernées.

À ce stade, les autorités judiciaires belges n’ont pas rendu publics tous les éléments relatifs aux perquisitions. Les informations disponibles ne permettent notamment pas d’établir avec certitude la nature des éventuels documents ou biens saisis, ni de déterminer les suites judiciaires qui pourraient être réservées au dossier.

L’instruction devra permettre aux enquêteurs d’examiner les faits dénoncés dans les plaintes et de rechercher les éléments susceptibles de confirmer ou d’infirmer les soupçons de blanchiment. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée des seules opérations de perquisition.

Ben Baraka Bulambo

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