Début d’un atelier stratégique sur la criminalité environnementale a démarré ce lundi 19 mai 2025, dans la ville de Bukavu, cheffe-lieu de la province du sud-Kivu, organisé par Kilalo Press en partenariat avec l’Action pour la Promotion et la Protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM), cette formation de cinq jours s’inscrit dans le cadre du projet « Réseaux des défenseurs environnementaux luttant contre la criminalité environnementale dans le bassin du Congo ».
Cette première journée d’Atelier de formation, les journalistes et blogueurs environnementaux présents ont été sensibilisés sur les enjeux environnementaux majeurs affectant la province du Sud-Kivu.
Me Olivier Ndoole, avocat engagé dans la défense de l’environnement, a mis en lumière le rôle crucial des médias dans le contentieux stratégique lié au climat, à la faune et à la flore sauvage. Il a notamment évoqué les menaces qui pèsent sur le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) et celui de Virunga, deux réserves naturelles victimes d’une déforestation massive, exacerbée par l’insécurité et l’exploitation illégale des ressources forestières.
« La population, dans toute sa diversité, doit se lever contre cette criminalité environnementale qui détruit notre patrimoine naturel », a-t-il souligné
Pour sa part, Eddy Mugaruka, Chef de projet et Coordinateur provincial d’APEM, a précisé que cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils puissent mieux sensibiliser les communautés locales sur les problèmes environnementaux visibles. Il a également souligné que le projet intervient dans trois zones clés de la province du Sud-Kivu : Kabare, Kalehe et Idjwi.

Eddy Mugaruka, Chef de projet et Coordinateur provincial d’APEM
De son coté, Samuel BENI coach, consultant, souligne que la criminalité environnementale désigne les actes illégaux portant atteinte à l’environnement, tels que le trafic d’espèces protégées, la déforestation illégale, la pollution industrielle ou le commerce illicite de déchets. Ces crimes ont des impacts graves sur la biodiversité, la santé humaine et le climat.
Il est à préciser que, cet atelier de formation sur la criminalité environnementale dans le bassin du Congo, se poursuit pour une durée de cinq jours, soit du lundi 19 mai 2025 jusqu’au vendredi 23 mai 2025.
Par Meshack Bahizire

