La famille de gorilles de montagne Mapuwa, suivie dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu, s’est agrandie avec l’arrivée d’un nouveau-né. Cette naissance, annoncée lundi 2 novembre 2026 par la direction du parc, a été constatée par les pisteurs communautaires auprès de Kagofero, une femelle dont le petit n’a pas encore été identifié selon son sexe.
Il s’agit de la deuxième naissance enregistrée dans cette famille depuis le début de l’année. Avec ce nouveau membre, le groupe Mapuwa compte désormais 28 individus, ce qui le place parmi les plus importantes familles de gorilles de montagne suivies dans cette aire protégée, précisément à la troisième position.
À l’échelle de l’ensemble du parc des Virunga, cette nouvelle naissance porte à 19 le nombre de petits gorilles recensés depuis janvier 2026. Elle vient ainsi renforcer les efforts de reproduction et de préservation de cette espèce emblématique, particulièrement menacée.
La dernière naissance au sein de la famille Mapuwa avait été signalée le 20 janvier 2026. À cette occasion, Sebutimbiri, une autre femelle du groupe, avait mis au monde un petit mâle dans le secteur de Mikeno.
Ces nouvelles naissances constituent un indicateur encourageant pour les initiatives de conservation des gorilles de montagne, dont la survie dépend notamment de la protection de leur habitat naturel et de la surveillance permanente des groupes habitués à la présence humaine.
Présents dans le massif des Virunga, à cheval sur la République démocratique du Congo, le Rwanda et l’Ouganda, les gorilles de montagne vivent également dans le parc national impénétrable de Bwindi, en Ouganda. Les estimations publiées en 2021 évaluaient à environ 350 individus leur population dans le seul massif des Virunga.
Fondé en 1925, le parc national des Virunga est considéré comme la plus ancienne aire protégée du continent africain. Couvrant près de 7 800 km² dans la province du Nord-Kivu, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de sa richesse écologique et de sa biodiversité exceptionnelle.
Toutefois, la préservation de cet écosystème reste fragilisée par l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo. Les affrontements armés dans certaines parties du parc compliquent les opérations de surveillance et de protection de la biodiversité.
Par Ben Baraka Bulambo

