Le Kenya a enregistré son premier cas confirmé d’Ebola et le premier décès lié à la maladie. Les autorités sanitaires kényanes ont annoncé le décès mardi 6 octobre 2026, après la confirmation de l’infection chez un homme de 40 ans ayant récemment séjourné en République démocratique du Congo.
Selon les autorités sanitaires kényanes, la victime est un homme d’affaires âgé de 40 ans, qui avait vécu pendant sept ans en RDC. Tombé malade dans l’est du pays, il aurait fréquenté plusieurs établissements sanitaires avant de poursuivre son déplacement vers l’Ouganda.
Il a ensuite rejoint Kampala par la route, avant de prendre un vol à destination de Nairobi le 3 octobre.
À son arrivée au Kenya, l’homme présentait des symptômes compatibles avec une fièvre hémorragique. Les examens médicaux ont confirmé une infection au virus Ebola. Placé en isolement, il est décédé lundi soir vers 23h30.
Après la confirmation du cas, les autorités kényanes ont immédiatement activé le dispositif national de riposte. Une opération de traçage des personnes ayant été en contact avec le patient a été lancée.
Huit membres de sa famille et 21 agents de santé ont été placés en quarantaine. Les 27 passagers du vol reliant Kampala à Nairobi ont également été identifiés afin d’assurer leur suivi médical.
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a appelé la population au calme et assuré que les mesures nécessaires avaient été prises pour limiter le risque de propagation du virus.
Le directeur général de la Santé, Patrick Amoth, a indiqué que le patient aurait pu masquer certains symptômes après avoir pris des médicaments avant son déplacement. Cette situation aurait compliqué la détection précoce de la maladie.
L’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) a annoncé l’envoi d’une équipe au Kenya afin d’appuyer les autorités sanitaires et d’évaluer les mesures de riposte mises en place.
Ce nouveau cas intervient alors que la RDC fait face à une épidémie d’Ebola dans certaines zones de l’est du pays. La surveillance des mouvements de population et la coopération sanitaire entre les pays de la région constituent donc un enjeu important pour prévenir une éventuelle propagation transfrontalière du virus.
Par la rédaction

