La communauté internationale célèbre chaque 2 novembre la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette journée vise à sensibiliser l’opinion publique sur les violences auxquelles sont confrontés les professionnels des médias et à promouvoir la justice pour les victimes d’attaques liées à l’exercice de leur métier.
L’origine de cette commémoration remonte au 2 novembre 2013, date à laquelle deux journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, ont été assassinés à Kidal, dans le nord du Mali, alors qu’ils effectuaient un reportage. Ce double assassinat a renforcé les appels internationaux en faveur de la sécurité des journalistes et de la lutte contre l’impunité.
En décembre 2013, l’Assemblée générale des Nations unies a officiellement proclamé cette date à travers la résolution A/RES/68/163, exhortant les États à prendre des mesures concrètes pour prévenir les violences contre les journalistes, mener des enquêtes impartiales et efficaces et traduire les auteurs de ces crimes en justice.
Au-delà des assassinats, cette journée concerne également les enlèvements, les arrestations arbitraires, les actes de torture, les agressions physiques, les intimidations, les menaces et les différentes formes de harcèlement visant les professionnels des médias, aussi bien dans les zones de conflit que dans les situations de paix.
Selon l’UNESCO, plus de 1 600 journalistes ont été tués dans le monde entre 2006 et 2025, tandis que près de six cas sur sept restent sans résolution judiciaire. Une situation qui souligne l’ampleur du défi que représente la lutte contre l’impunité dans le secteur des médias.
Pour l’édition 2026, la campagne internationale est placée sous le thème : « Les menaces évoluent, l’impunité persiste ». Elle met notamment l’accent sur les nouvelles technologies et les nouvelles armes qui transforment les risques auxquels les journalistes sont exposés, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés.
Cette commémoration rappelle également que la liberté de la presse ne concerne pas uniquement les journalistes. Elle constitue un droit essentiel pour l’ensemble de la population, qui doit pouvoir accéder à une information libre, indépendante et vérifiée. Lorsqu’un journaliste est victime de violences en raison de son travail, c’est aussi le droit du public à l’information qui se trouve menacé.
À cette occasion, les Nations unies appellent les gouvernements, les institutions judiciaires, les organisations professionnelles, les médias et la société civile à renforcer les mécanismes de protection des journalistes, à garantir des enquêtes crédibles sur les crimes commis contre eux et à lutter contre toutes les formes d’impunité.
La Journée du 2 novembre constitue ainsi un rappel de l’importance du journalisme dans la société et de la nécessité de garantir aux professionnels des médias un environnement sûr, leur permettant d’informer sans intimidation, sans violence et sans crainte de représailles.
Par la rédaction

