À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, environ 1 200 travailleurs, dont des marins, manutentionnaires et personnel administratif, se retrouvent sans emploi en raison de l’immobilisation des bateaux sur le lac Kivu. Cette situation découle de l’invasion de la ville de Goma par l’armée rwandaise, qui a perturbé les activités commerciales sur cette voie navigable essentielle.
Lors d’un entretien mardi, Lundi Ndale, directeur administratif et financier des établissements Silimu, a exprimé son inquiétude face à cette crise.
« Nos bateaux sont immobilisés dans les ports depuis une semaine. En tout, nous comptons environ 60 bateaux qui assurent régulièrement la liaison entre Bukavu et Goma. Pour chaque bateau, nous employons au moins 20 personnes, incluant un capitaine, des membres d’équipage et du personnel administratif, tous désormais sans activité » a-t-il déclaré.
La situation est d’autant plus préoccupante que l’entreprise se voit contrainte d’envisager des mesures drastiques pour faire face à cette crise.
« Nous allons devoir assainir le personnel et mettre certains agents en congé technique. Il est difficile de maintenir l’activité alors qu’il n’y a pas d’exploitation. Au mieux, nous garderons un mécanicien et un capitaine pour surveiller les engins en attendant que la navigation reprenne », a ajouté M. Ndale.
Cette crise souligne les conséquences économiques et sociales désastreuses des conflits armés sur les communautés locales. Les travailleurs du lac Kivu espèrent un retour rapide à la normale et la fin des hostilités pour retrouver leurs emplois et assurer leur subsistance.
Ben Bulambo/ Congo-Uni Média

