La montée des eaux du lac Tanganyika et des marais Nyangara inflige de lourdes pertes aux Agriculteurs dans la Zone Sud (plaine de la Ruzizi et Uvira) pendant cette période où la planète est sous la pression du réchauffement climatique. Des constructions anarchiques en violation de normes environnementales. Le non-respect de 50 mètres de rive aux abords du lac Tanganyika et des labours sur le flanc des montagnes affectent négativement les agriculteurs qui voient leurs champs submergés par les eaux.
Les débordements du lac Tanganyika, des marais de Nyangara ainsi que de la rivière Ruzizi, compliquent la tâche aux agriculteurs dans certains groupements du territoire d’Uvira. Les agriculteurs qui exercent les activités champêtres le long de ces cours d’eaux se plaignent de la destruction dont sont victimes leurs plantules.
Dans presque plusieurs pays du monde, se produisent de situations pareilles. La partie Est de la RD Congo est fortement touchée par ce fléau qui ravage presque tout à son passage. Les agriculteurs qui exploitent les espaces côtiers des certains lacs à l’occurrence le Tanganyika sont perturbés par la montée des eaux et certains sont contraint d’abandonner leurs champs suite à ces aléas climatiques.
Le Directeur adjoint de l’Unité d’enseignement et Recherche en Hydrobiologie appliquée à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, et directeur honoraire au centre de recherche d’Uvira, estime que la mauvaise exploitation des versants des montagnes par la population et des constructions anarchiques sont des facteurs qui soient à la base de cette montée des eaux du lac Tanganyika.
Le Professeur Pascal Masilia Mulungula pense que la montée des eaux dans la plaine émane non seulement d’une mauvaise volonté des habitants et des autorités qui doivent appliquer la loi en matière d’urbanisme, mais et surtout une réalité planétaire mondiale qui dépend du réchauffement climatique.
« La montée des eaux du lac Tanganyika c’est une question d’actualité, mais il faut dire que ce n’est pas particulier à ce lac. Cette perturbation est une situation pratiquement mondiale où on assiste à la montée des niveaux des océans, des mers et des lacs. On peut signaler que la cause principale de cette montée d’eaux, bien entendu c’est le réchauffement climatique. C’est un phénomène mondial qui touche tous les pays du monde et l’on n’y peut rien », explique-t-il.
A l’en croire, la situation actuelle les agriculteurs d’Uvira comme dans la plus grande partie de ce territoire longeant le littoral de Tanganyika, Ruzizi traversent un calvaire. Cette montée exponentielle affecte négativement l’agriculture. Les organisations agricoles paysannes qui exploitent ces terres au tour du lac et de la rivière Niangara sont obligés d’abandonner leurs champs complètement inondés, d’où l’installation progressive de la famine dans cette partie de la province.
Les champs se trouvant dans le groupement de Kagando à l’endroit connu sous le nom de « Mai ya moto » dans le territoire d’Uvira sont envahis par les eaux du lac Tanganyika et des marais de Niangara. Les agriculteurs œuvrant dans ces contrées se plaignent des attaques dont ils sont victimes de la part des animaux aquatiques qui viennent ravager leurs cultures (maïs, riz, maniocs…) et dévorent parfois des bétails enfermés le long des rivières.
« La montée des eaux Niangara et Tanganyika impacte la récolte La culture du riz s’est complètement dégradée par les eaux qui occupent désormais les espaces. Des maniocs pourrissent dans les champs suite à l’abondance des eaux. Cette année il aura une grande faim qui va nous envahir car tous les efforts des agriculteurs dans le groupement de Kagando en territoire d’Uvira sont sabotés et des champs sont abandonnés, » a fait savoir Francis Herebu membre de la Coopérative agricole Mashamba de Kilomoni.
Suite à cette perturbation climatique, la situation devient alarmante en territoire d’Uvira. La vie socioéconomique de la population qui n’a que l’agriculture comme activité principale se détériore. Le panier de la ménagère est totalement affecté. Le reste des récoltes qui résiste à l’afflux des eaux est ravagé par les bêtes aquatiques qui suivent l’expansion des eaux vers la terre sèche.
Il est à noter que lorsqu’une rivière entre dans un lac, au niveau de l’embouchure, si le lac et la rivière sont au même niveau, au lieu que l’eau de la rivière entre dans le lac, l’eau du lac retournera dans la rivière. Et si maintenant la rivière est au niveau du sol, ça devient la catastrophe. Pour pallier cette situation d’aucuns pense que les autorités doivent amorcer de gros travaux de curage des caniveaux de ces rivières et les littoraux des lacs, ce qui implique d’y affecter de gros moyens également. Aux Ingénieurs Agronomes d’aider les Agriculteurs à appliquer de nouvelles méthodes agricoles sur les flancs et sur des parties non encore envahies par l’eau.
La rédaction centrale

