
À l’occasion de la Journée mondiale des bonobos, célébrée chaque année le 14 février, les experts soulignent les menaces qui pèsent sur cette espèce emblématique de la République Démocratique du Congo. Lors d’un entretien, Suzy Kwetuenda, responsable du bien-être et de l’accueil de l’ONG « Les Amis des Bonobos du Congo (ABC) », a mis en lumière le rétrécissement des forêts comme l’une des principales causes de l’extinction de ces primates.
« Le rétrécissement des forêts est dû à la déforestation et au changement d’affectation des terres », a expliqué Kwetuenda. Elle a également attiré l’attention sur la chasse commerciale pour la viande de brousse, qui a évolué d’une pratique de subsistance à un commerce lucratif, exacerbant ainsi la pression sur les populations de bonobos.
Kwetuenda a insisté sur l’importance de protéger cet animal en danger, qualifié de « trésor » pour la RDC. Avec une proximité génétique de 90,7 % avec l’homme, les bonobos représentent un patrimoine mondial unique qui mérite d’être préservé. Elle a lancé un appel urgent aux autorités et à la population pour prendre conscience de la nécessité de protéger cette espèce menacée et son habitat naturel.
La situation des bonobos en RDC est un rappel poignant des enjeux environnementaux et de conservation auxquels le pays doit faire face. La préservation de ces primates ne concerne pas seulement leur survie, mais aussi celle des écosystèmes forestiers qui jouent un rôle crucial dans la régulation climatique et la biodiversité.
Ben Bulambo/ Congo-Uni Média

